01.05.2009

46) Gary Burton raconte... #3

Malaise avec Ahmad, et avec Milt.

J'ai déjà parlé de certains cas où rien ne se passe comme on s'y attend. Et croyez-moi, il arrive  à tout le monde, dans ce métier, de tomber un jour ou l'autre dans un guêpier dont il faut se sortir.

Sans l'ombre d'un doute, mon gig le plus glauque fut le soir où j'ai joué avec le trio d'Ahmad Jamal. Je suis un grand fan de la musique d'Ahmad depuis longtemps, et je l'avais rencontré à  deux ou trois reprises au cours des années, dans une ambiance détendue. Aussi, quand l'occasion se présenta de jouer quelques morceaux avec lui lors d'un concert en France, j'en fus ravi. C'était à Nice, à l'occasion du MIDEM, un grand congrès de l'industrie de la musique. La soirée consacrée au jazz offrait un concert en plusieurs parties. Il était prévu que je joue un set avec un excellent trio de musiciens français, puis quelques morceaux en solo. Ahmad devait faire un set avec son trio, et puis m'inviter  à les rejoindre sur scène pour le morceau final.

Nous nous sommes retrouvés dans l'après-midi pour répéter. Ahmad n'avait pas de musique écrite, et a insisté pour que nous jouions deux morceaux qu'il connaissait. Tous les deux étaient assez complexes, avec tout un tas d'arrêts, de reprises et de rythmes imprévisibles. Ca m'a donné un peu de mal, mais j'ai finalement réussi à mémoriser la forme des deux morceaux, en me demandant si j'arriverais à me souvenir de tout, au moment du concert. Mais je faisais confiance à mon instinct pour me tirer d'affaire quand nous serions lançés.

La première partie du concert s'est déroulée normalement, et après mon passage, je suis resté sur le côté de la scène, pour écouter le set du trio d'Ahmad. Soudain, je m'aperçois qu'ils sont en train de jouer l'un des morceaux que nous avions répétés dans l'après-midi. D'abord, j'ai pensé que je confondais avec un autre, mais plus j'écoutais, plus j'étais sûr qu'il s'agissait du même morceau ! Je me suis demandé ce qui se passait. Puis, quelques instants plus tard, il a joué le deuxième morceau que nous avions répété. Là, je ne savais plus quoi penser.

Peu après, c'est mon tour. Ahmad me présente, et je m'avance jusqu'à mon vibraphone, en me demandant ce qui allait se passer, vu qu'il avait déjà joué les deux morceaux que nous avions préparés. Ahmad s'embarque dans un nouveau morceau que je n'avais jamais entendu auparavant, à nouveau très compliqué, plein de pirouettes et de cabrioles, et d'arrêts surprise. Je suis resté planté là pendant quelque temps, écoutant pour voir si je pouvais parvenir à saisir la construction du morceau, et à trouver le moyen d'y participer, mais c'était peine perdue. Au bout de quelques minutes j'ai abandonné, et je me suis réfugié à l'arrière de la scène, derrière le batteur. Pendant le solo de batterie, Ahmad s'est levé, est venu vers moi, et m'a glissé : « j'ai l'impression que je t'ai fait une vacherie.» « On dirait bien, oui » ai-je répondu. Il m'a demandé si je connaissais Autumn Leaves. J'ai dit : « bien sûr ».

Il reprend sa place au piano, et commence tout seul, en exposant les seize premières mesures du thème d'Autumn Leaves. Là, il lève les yeux vers moi pour me faire signe d'entrer à cet endroit. Je commence donc au début du pont, je termine la mélodie, et j'entame mon solo. Après quelques chorus, je remarque quelque chose de bizarre. Nous ne sommes pas au même endroit de la grille ! Autumn Leaves ne change pas de tonalité de manière significative en arrivant au pont, si bien que je n'ai remarqué l'erreur qu'au bout de plusieurs chorus. Ahmad m'avait fait signe  d'entrer au pont, et il avait repris le morceau depuis le début, bien qu'il aurait dû entendre que je jouais la mélodie du pont et les huit dernières mesures. Eh bien, ça m'a fait un choc, de m'apercevoir de ça au beau milieu de mon solo. Promptement je me suis re-calé, et nous avons terminé Autumn Leaves. Après cela, Ahmad a poursuivi son programme en jouant les deux morceaux que nous avions répétés, alors qu'il les avait déjà joué vingt minutes plus tôt !

Je ne me serais pas tant soucié de ce cafouillage, si le concert n'avait pas été enregistré et télévisé, et si l'enregistrement n'était pas encore en circulation à l'heure d'aujourd'hui. A chaque fois que j'entends cette version d'Autumn Leaves, il faut que je me lève de mon siège pour aller l'éteindre. De temps à autre, quelqu'un vient me trouver pour me dire combien il aime le disque que j'ai fait avec Ahmad Jamal, et je garde le sourire, mais au fond de moi, j'enrage.

Maintenant,  voici le reste de mon histoire avec Milt. Lorsque je commençais à  me faire remarquer en tant qu’instrumentiste, j’eus l’honneur d’être interviewé par le magazine Down Beat. Le journaliste me posa d’excellentes questions. L’une d’entre elles concernait la façon dont je concevais le vibraphone, et mes aspirations en tant que nouveau venu dans le monde des vibraphonistes. L’idée que je voulais faire passer, dans ma réponse, était que je souhaitais élargir le rôle du vibraphone dans le jazz, en expérimentant de nouvelles configurations, et de nouvelles manières d’utiliser l’instrument, au-delà de ce qui avait été fait jusqu’à présent. Malheureusement, je ne l’ai pas dit exactement de cette façon. Ce que j’ai dit, en gros, c’est que jusqu’à présent, aucun vibraphoniste ne s’était hissé jusqu’au niveau atteint par certains des plus grands spécialistes des  autres instruments, comme Miles dans ses collaborations avec Gil Evans, ou John Coltrane, avec sa conception incroyablement novatrice de l’improvisation. Si je me souviens bien, j’étais même allé jusqu’à dire qu’il me semblait que comparés à des géants comme Miles etc., les vibraphonistes en étaient restés au niveau du bac  à sable. Eh bien, cette interview m’a appris deux choses.   Primo, faites bien attention  à la façon dont vous formulez des choses qui sont amenées à être imprimées, car sur le papier, elles paraissent habituellement bien plus crues que lorsqu’elles sont prononcées dans une conversation à bâtons rompus. Deuxio, j’ai appris qu’il est possible de se fâcher avec quelqu’un pendant des dizaines d’années, rien qu’à cause d’une petite interview.

Au fil des années, il m'arrivait de rencontrer Milt de temps à autre, et il me traitait toujours avec une certaine froideur, même quand nous participions ensemble à des « rencontres au sommet » réunissant les autres vibraphonistes influents  du moment : Hamp, Red Norvo, Bags, Bobby et moi à Newport, et une autre fois en Californie, avec Cal Tjader en remplacement de Hamp. Je reparlerai un jour de ces évènements qui ont eu lieu en 1968.

L'affaire prit un tour nouveau, je suis heureux de le dire, vers la fin des années 80. J'avais été engagé pour participer  à une « croisière de jazz » dont le thème, m'avait-on dit, serait une glorification du vibraphone. Les autres musiciens présents  à bord, outre moi-même, étaient Hamp, Red Norvo, Terry Gibbs et Milt. Soucieux d'éviter toute confrontation, je me demandais si je parviendrais à manœuvrer pour esquiver Milt. Le premier soir, alors que je traversais le salon restaurant pour me rendre  à ma table, je suis passé  à proximité de la table où dinaient Milt, sa femme, et ses musiciens. Cedar Walton était son pianiste, et quand il m'a vu, il m'a fait signe de m'arrêter pour les saluer. Je me suis comporté du mieux que j'ai pu, avec courtoisie et politesse, bavardant avec Cedar (un type adorable qui était mon ami depuis un certain nombre de concerts que nous avions faits ensemble) tout en remarquant que Milt avait ignoré mes salutations et me fixait d'un air hostile. En m'éloignant, j'ai entendu Cedar prendre Milt à partie : « qu'est-ce ça veut dire ? », et j'ai poursuivi mon chemin aussi vite que j'ai pu.

Eh bien, le jour suivant Milt m'a trouvé prenant l'air sur le pont. Il était tout sourire, et nous sommes restés une heure à discuter de musique, de voyages etc. C'était comme si rien ne s'était jamais passé entre nous. Depuis ce jour, nous sommes restés en excellents termes, Dieu soit loué. Nous avons donné quelques concerts ensemble aux USA, dont l'un pour une réception en l'honneur du MJQ au Berklee College of Music, pour la remise d'un titre de Docteur Honoris Causa à chacun des quatre musiciens. Plus tard, Milt et moi avons fait une tournée européenne ensemble, pendant presque tout un mois. L'un des concerts était enregistré et télévisé. A chaque concert, je jouais en duo avec Makoto Ozone, Puis Milt jouait un set avec une section rythmique réunie pour l'occasion, et pour finir, nous jouions deux morceaux ensemble : Bags Groove et Night In Tunisia. Pour moi, c'était comme aller à la rencontre de l'Histoire. Milt et moi avons également partagé la scène au Kennedy Center cette année là, en l'honneur de Hamp qui recevait un trophée pour l'ensemble de sa carrière. Je suis donc bien content que nous ayons réussi  à nous réconcilier, même si ça a pris un peu de temps.

Comme j'en ai l'habitude en concluant chacune de ces notes, je vous quitterai en lançant quelques pistes pour de nouvelles histoires. Qu'est-ce que vous diriez de ma tournée européenne en duo avec Red Norvo, ou de la fois où Miles Davis m'a fait dire que s'il m'entendait encore prononcer son nom, il me ferait la peau ?

P.S. Je vais essayer de mettre la main sur cette photo avec Hamp, Red et Terry prise pendant la croisière, et je la mettrai en ligne si j'arrive à trouver comment faire.

 

gary-milt-terry-red.preview.jpg


 

Gary Burton, Avril 2009.

Copyright Tony Miceli http://vibesworkshop.com

Traduction Papamutt Carhaix


 

GaryBurton.jpg

Visit Gary Burton's home page



04.04.2009

43) Carnet de notes

Las des enregistrements de mauvaise qualité, j'ai vendu quelques vaches pour m'offrir un studio d'enregistrement. Quelques micros Rode NT5, T.bone SC180, une interface Motu 8pr (8 entrées amplifiées) des micros T.bone et Shure parfaits pour enregistrer la contrebasse et la batterie, une boîte de DI etc... Le logiciel d'enregistrement  est "Samplitude Studio15", une petite merveille qui s'achète au supermarché du coin (en l'occurrence Géant) pour la modique somme de 59 euros. Ce n'est pas le meilleur matériel du monde, mais ce n'est déjà pas mal, et certainement mieux que le Minidisc. Enfin, on peut s'entendre avec un son qui se rapproche de celui des CD !

Cette note 43 sera celle des dépôts de musique "perso".

Pour commencer, voici une version de Solar par mon vieux pote Jean-Baptiste "Jeannot" Mira, de Montauban, jadis trompettiste (cf note 3 : Caen et Rennes, le jazz étudiant) et reconverti au piano.

podcast

1-SOLAR (JB Mira (p), Laurent Briand (b), Papamutt Carhaix (dms) Mars 2009


podcast

2-I'M OLD-FASHIONED : Papamutt Carhaix, (voc, vib, dms) Mars 2009

 

Mon petit-fils Steven (13 ans), fait ses premiers pas dans le jazz. Je pense que c'est le moment de lui faire l'honneur de ce blog.

Projet1.png

3-DORIAN RIFF (Papamutt Carhaix) : Steven Briand (as), Papamutt Carhaix (dms), BB Real Track (b) Avril 2009.

podcast

 

4-JOYSPRING : Patrick Le Gall (accordéon) Papamutt Carhaix (dms), BB Real Track (b) Avril 2009

podcast

 

5-FOUR : Papamutt Carhaix (vib, dms) BB real track (b)

podcast

 

6-SOLAR : Papamutt Carhaix (vib, dms) Laurent Briand (b)

podcast

 

7- SOLAR : "TMAC" (Albany, Oregon)
podcast

 

8-FUNK IN DEEP FREEZE (Hank Mobley)  Papamutt Carhaix (vib, dms) Laurent Briand (b)

podcast

 

9- CON ALMA (Dizzy Gillespie) Papamutt Carhaix (vib), Ted Wolff (piano)

podcast

10- Funk In Deep Freeze : Patrick Le Gall (acc.) Laurent Briand (b), Papamutt Carhaix (dms)
podcast

 

11- St Vitus Dance (Horace Silver) Patrick le Gall (acc.); Laurent Briand(b); Papamutt Carhaix (vib., dms) 11/07/2009
podcast

12- I Remember You

podcast

13- Invitation (Papamutt, vib. + real tracks)

podcast

21.02.2009

41) Vibraphone madness #4

J'ai bien du mal à  clore ce sujet. Il y aura donc une quatrième partie à cette "Vibraphone Madness".

La classe de Milt Jackson et du MJQ alliée à celle d'itzhak Perlman, dans un Summertime d'anthologie, avec en prime le Deagan blanc et la belle qui dodeline du chef... Il y a une trentaine d'années, à une époque où le MJQ  reprenait de l'activité, j'avais suggéré au responsable de la programmation musicale de ma paroisse de Quimper-Corentin, ce paradis gériatrique, de le faire venir. Le gredin m'avait jeté un regard froid : "Le MJ quoi ?" "Eh bien," avais-je répondu, le MJQ, le Modern Jazz Quartet, avec Milt Jackson". Ce misérable n'en avait jamais entendu parler. Mais cela n'a aucune importance.

Encore un grand musicien : Chuck Redd, vibraphoniste de Washington D.C.  Avec son trio, il interprète Just of of those things, précédé d'une intro dans l'esprit de Bach. Un régal.


J'adore cette vidéo où l'on voit Tim Collins, http://www.timcollinsmusic.com/ jeune vibraphoniste New Yorkais de très grand talent, faire le boeuf avec sa mamie. "Jamming with Granny", ou le jazz en famille. Tim, l'air de rien, nous permet d'admirer sa remarquable technique à deux baguettes. Mazette ! Comme disait ma grand-mère à moi, au siècle dernier.


Dana Sudborough (Dana Sud pour les intimes) http://www.danasudborough.com/home.htm est un remarquable vibraphoniste, marimbiste et percussionniste de Fort Worth (Texas). Tout en enseignant à l'université du Texas à Arlington, il anime plusieurs groupes dont ce TRIO MONTUNO, spécialisé dans la musique latine. Dans cette méchante vidéo qui ne rend pas justice à son talent, Dana interprète Tin Tin Deo, célèbre thème de Dizzy Gillespie. La qualité technique est  "limite", mais la musique est excellente, avec un formidable solo de marimba, dont les vrais connaisseurs ne voudront pas rater une note. Parmi ces vrais connaisseurs, il y a Joe Locke en personne, qui s'exclame : "The best Dana Sud I've ever heard. Killin' !"

Nous terminerons en beauté avec Alexey Chizhik http://www.russianvibes.co.uk/ , le "Russian Jazzcracker", enregistré en concert à St Petersbourg en 2007. C'est le jazz retrouvé, avec la fougue et la (relative) innocence de ses débuts. Chizhik, c'est le vibraphoniste du diable. Courez sur YouTube, il y en a d'autres du même tonneau.


30.01.2009

40) Gig stories from the Vibesworkshop

HOW ABOUT A PITY PARTY FOR ME ?

Submitted by Tony Miceli on Fri, 01/09/2009 – 15:15

Ok here's a gig story for you. Maybe it’ll get you going and get a few of you guys to try and top this one.

In order to pull off my rehearsals and gigs yesterday I had to :

-Wake up at 4:30am, leave the house at 5.

-I got in Manhattan at 7:30.

-8:30 Unloaded my equipment at the Museum of Jewish Heritage. Practiced by myself there for one hour.

-Ran up and did a rehearsal at Machiko's Rehearsal Studio at 10 with Elio Villafranco.

-Got back to the Museum at 3, rehearsed with Joe Piscopo at 4

-Played 6 to 9:30 then ran to the Zinc Bar with Elio and played 11 to 2 and drove back.

And here I am 24 hours later exactly!

Hah, what do you think? Am I incredible or what!!

Actually I did this so I could play with Elio who is a GREAT Cuban pianist whom I've known for years. His music is very very challenging. So it was worth it.

Ok who can top that?????

Also, I will throw in that I drove several years back from Naples, Florida to Philadelphia without stopping so I could make a gig. That was 26 hours of driving.

Come on, let's hear some more gig stories.

So anyway, I'm going to bed for a few hours then driving the Poconos to work!! Yikes.

zzzz zzzzz zzz zzz zzz z zzzz

 

Submitted by Papamutt on Fri, 01/09/2009 - 16:17.

Yeah Tony, but don't expect us to feel sorry for you. Ha Ha ! I know many guys who would gladly give their right ball (or ladies their right tit) to be able to play the Zinc bar with Elio, or even to rehearse with Joe Piscopo... But still, joking apart, spare yourself. You know we love you, and we need you.

 

Submitted by Tony Miceli on Fri, 01/09/2009 - 17:15.

We did a benefit with Joe Piscopo at the Museum of Jewish Heritage. In other words a total American Italian guy was entertaining a room full of orthodox Jews. Now that's weird. Joe is really Italian, really really Italian. Whatever you Europeans think of American Italians. It was pretty strange to do this show. And then there was a man speaking who has Muslim death threats on him, so there are all these police there. And I'm looking out the window over the water thinking, damn am I going to see a missile heading straight for us!!!! Then he says at one point. I know how to solve all the problems in the Middle East..... You send two Italians from Brooklyn over in a Buick (large trunk). And all these guys with beards, curls and hats are looking up at us..... damn.

Well, I just wanted to brag that at 50 I can still stay up 24 hours. Barely.

 

Submitted by Papamutt on Sat, 02/09/2009 – 15:30

Tony, I dug your gig story. I have one from almost 40 years back, when I was young and foolish. Once I had just become the proud owner of a sailing boat, and thought I could sail, not drive, to a gig. The gig location didn't look too far away, on the map. I thought it was feasible if I got an early start. But never trust the sea. Through the morning there was no wind at all, and I was making no headway. All of a sudden, in the early afternoon, a storm came from out of nowhere and hit bad. Panic on board. At one time the boat lurched, leaned over to starboard, shipping a ton of water, and soon my vintage Gretsch drums and my change of clothes for the evening gig were floating below deck. After an hour or two, the wind abated, visibility returned, and I saw I had got close to the shore. There was a small harbour where I moored. I got the wet drum cases out and called a taxi. I made it to my gig (a concert with Stéphane Grappelli) just about. I had to borrow some clothes in a hurry, as my ceremony outfit was soaked. I found some pants, and a decent shirt and tie, but no jacket. Now in those days (1972), doing a concert with Stéphane in your shirt sleeves was out of the question. Stéphane was furious. He said: "I don't care how you do it, but get yourself a jacket. You're not going on stage with me in this shirt." One of the gig promoters overheard this. He was about my size, and he kindly lent me his navy-blue blazer.
The next day, there was an article in the local paper : "The drummer had the Legion of Honor". The "Legion of Honor" (or "Légion d'Honneur") is a French decoration given to prominent citizens, to the military, to industrialists, people like that. To give you an idea, it was given to Charles Lindbergh. It is not often pinned on jazz drummers. "La Légion" is materialized by a small red ribbon in your buttonhole, which singles you out as a hero of sorts. Well, this guy had the "Legion of Honor", and I had played the whole gig sporting the Red Ribbon !
A few years later, Stéphane reviewed his dress code. For the rest of his career, he wore flowered shirts.

And I retired from the sea.

Me on a gig with Stéphane Grappelli, 1969.jpg

On a gig with Stéphane Grappelli, 1970

 

Another cybersession from http://www.vibesworkshop.com/
podcast
Freddie the Freeloader, by Dana Sudborough (vibes), Laurent Briand (bass), Papamutt Carhaix (dms). Friday 01.29.09

27.01.2009

39) Vibraphone Madness #3




Dany Doriz ! C'est à lui que je dois ma destinée de jazzman (cf note 2). Dans le style qu'il affectionne, le "swing à danser" de Lionel Hampton,  il est sans égal. Techniquement, Dany fait partie de la catégorie des virtuoses. C'est un des vibraphonistes les plus"faciles" que je connaisse. Il a une position devant l'instrument, lègèrement penché en arrière, qui favorise le swing, je crois. Dany est propriétaire du célèbre "Caveau De La Huchette", le seul club parisien où l'on danse encore sur du jazz. C'est là qu'on peut l'entendre régulièrement à la tête de son big band ou de ses petites formations. Ici, invité en Hollande par le clarinettiste Bob Kaper, Dany interprète "Stealin' Apples", un classique du répertoire du quartette Benny Goodman-Lionel Hampton. L'enregistrement date de 1977.




Artie Schroeck

Peut-on, au moyen de cet instrument métallique, mécanique et méconnu, parvenir à émouvoir les foules ? C’est ce que fait Artie Schroeck, musicien pensionnaire des hôtels de Las Vegas. Pour lui, les standards comme Body and Soul deviennent prétextes à de vrais numéros de haute voltige. Vêtu d’un costume à la Spike Jones, Artie taille en pièces Moonglow devant un public éhabi. La cadence de fin est ahurissante. Artie Schroeck, le Paganini du vibraphone.

 

Steve Nelson :

http://en.wikipedia.org/wiki/Steve_Nelson_(vibraphonist)

Peu documenté sur YouTube, ne semblant même pas posséder de site web (il n'a sans doute pas besoin de ça...) Steve Nelson est l'un des vibraphonistes les plus importants du moment, à l'égal de Stefon Harris (voir ci-dessous). Dans cette vidéo, Steve Nelson apparaît comme" sideman", auprès du saxophoniste Bernie Wallace. Il faut attendre le deuxième morceau pour le voir entrer en action, mais alors, quel régal ! Alvin Queen est à la batterie. Double régal !


 

Stefon Harris :

http://www.stefonharris.com/

Déjà présenté  à la note 20 (vibrations) Stefon Harris est resté, à l'encontre de la tendance générale, un adepte du jeu à  deux baguettes. Il recherche un son épais, un son de saxophone, et l'obtient en utilisant des baguettes à  tête lourde. Son jeu est expressif et nuancé, ses qualités d'improvisateur sont immenses.


 

Il faut clore ci, car je pourrais passer le restant de mes jours à présenter les vibraphonistes de grand talent, passés, présents et à venir. Il faudrait parler de Michel Hausser, de Claude Guilhot, de Roger Beaujolais, de Philippe Macé, de Warren Chiasson, de Terry Gibbs, de Walt Dickerson, de Lem Winchester.  Et du côté des jeunes talents, évoquer Tim Collins, Warren Wolfe, David Patrois, Dana Sudborough, Behn Gillice, Susan Pascal, Cecilia Smith... Les capacités de ce blog n'y suffiraient pas.

 

 

29.12.2008

38) Vibraphone Madness #2

m75 2.jpg
Le Musser "Century Vibe" (M75)

Il y avait longtemps que je cherchais une vidéo de Vic Feldman sur YouTube. En voici une. Pour tout savoir sur ce musicien anglais incomparable, jeune prodige de la batterie, puis pianiste (on l’entend notamment sur le « Seven Steps to Heaven » de Miles Davis), puis enfin vibraphoniste, voir 
http://en.wikipedia.org/wiki/Victor_Feldman

Ainsi que :
http://www.jazzprofessional.com/interviews/Victor%20Feldm...

Feldman est un des rares musiciens européens à s’être imposé sur la scène américaine dès la fin des années cinquante. Miles voulait l’engager à l’époque de Kind of Blue, mais « Vic » travaillait pour les studios de Hollywood, et pour les thunes, il était difficile de rivaliser. Alors, c’est Bill Evans qui a eu l’affaire. Ici, au vibraphone, avec Jimmy Rowles au piano, Vic montre qu'il restera l'un des grands maîtres de l'instrument. Commentaire de Tony Miceli : "he's sooo bad !" Ce qui, dans l'argot des musiciens américains, signifie tout le contraire, et encore plus.


 


Musicien pittoresque, surnommé « the heavyweight of the xylophone », le xylophoniste Teddy Brown (années 1920-1930), est le digne héritier de George Hamilton Green (cf note 20).

http://en.wikipedia.org/wiki/Teddy_Brown

Attention, l’art du showman (il dansait en jouant !) l’archaïsme du genre, ne doivent pas oblitérer les qualités purement musicales de Teddy Brown. Techniquement, c’est un phénomène. Ces arpèges d’une seule main, d’un bout à l’autre du clavier, et tout en faisant une pirouette…Cette gamme chromatique, dans la 2ème vidéo ...





Caliende ! Voici l'une des deux vidéos de Cal Tjader disponibles sur You Tube. Réalisée peu de temps avant sa mort survenue en 1982, elle montre un bon exemple de Cal Tjader dans sa période "Latin Jazz" qui lui a valu un grand succès commercial. Ici, c'est surtout le pianiste Clare Fisher qui est mis en valeur, ainsi que le joueur de congas, Poncho Sanchez. Cal se contente d'exposer le thème.




LW40 WHITE.jpg


Un vibraphone moderne et luxueux : le 4-octaves de Nico Vanderplas (2008)

25.12.2008

37) Vibraphone Madness

DanaDeaganVibraphone.gif


Le légendaire vibraphone Deagan "Aurora" (1960)


Voici une nouvelle sélection de très grands vibraphonistes, qui vient compléter celle de la note 20 (Vibrations). La plupart de ces musiciens participent activement au site-atelier créé en août 2008 par Tony Miceli : http://www.vibesworkshop.com/. Je vois que Mike Mainieri lui-même vient de s’inscrire. Le Vibesworkshop, marrainé par Marie Noëlle (cf note 36), est devenu en l’espace de trois mois le point de rencontre des vibraphonistes ou marimbistes du monde entier. C’est un site passionnant, mais où l’on peut facilement prendre un coup au moral, lorsque, vibraphoniste autoditacte comme je le suis, on se trouve soudain plongé dans un monde où l’excellence est la règle.
Je me contenterai de déposer ici les vidéos que j’ai trouvées sur YouTube, avec les liens qui mènent directement aux sites personnels des artistes. Tout commentaire est superflu. Admirez !

Gary Burton Chega de Saudade, 1982.
http://www.garyburton.com/home.html

 


Mike Mainieri Flying Colours, 1983
http://www.nycrecords.com/mikemainieri.html


Tony Miceli Bluesette, 2008
http://www.vibesworkshop.com/

 

 

Cyber jam-session. Tony Miceli (Vibes) + Laurent Briand (b) et Papamutt Carhaix (dms) : All The Things you are. 23/12/2008

podcast

David Friedman Lunch with Pancho Villa, 2007
http://www.david-friedman.de/

 


Ed Saindon How Insensitive, 2007  http://www.edsaindon.com/


Joe Locke and Bobby Hutcherson Old Folks,2007


http://www.joelocke.com/
http://www.musicweb-international.com/jazz/Hutcherson/

A l’origine de tout cela il y a l'esprit de l’Afrique...


http://www.mamadoudiabate.com/

Et de plus en plus, chez les jazzmen actuels, nombreux à s'exprimer par le truchement de ces instruments qui semblent faits pour le jazz, le passage par la formation classique....


Theodor Milkov Sonata in E minor (Domenico Scarlatti) 2008

http://www.theodormilkov.com/

Mais bien sûr, pour arriver à de tels résultats, il faut commencer tôt, avec un bon prof. Cette petite Siham que l’on voit ici jouer Ain’t She Sweet, je voudrais bien l’entendre dans dix ans…


 

 

 

 

evibe1.gif
Un vibraphone moderne : le evibe de Nico Vanderplas (2007)

22.11.2008

36) Portrait of a lady : Marie Noëlle, the vibes Fairy.

Marie Noëlle (to Joe Locke, to Ed Saindon, to David Friedman, to John Mark Piper she’s just “Marie”) lives in Sainte-Geneviève-des-Bois, a small town to the south of Paris, France. There, “close to nature”, she enjoys a suburban lifestyle, raising her 7-year old boy Florian, performing the mundane tasks of ordinary life, or sitting in the grass, daisies in her hair, watching her husband Bruno vamp up la petite maison.

P1050168.JPG


Every day she commutes to Paris. There she works as a buyer for a foundation for the blind. Her job is to order from firms around the world, specific products such as talking watches or white sticks, later to be dispatched to institutions for blind people, or sold to private customers. The white sticks, did you know, come from Canada or the Czech Republic, the talking watches from Asia or from the UK, other items are manufactured in Germany, not so many in China, unless perhaps they are all made in China. A good command of English is required for these business transactions held mostly via e-mail, more rarely by phone. Professionally, therefore, Marie Noëlle is a cyber-creature. Her job is a lot about sitting in front of a computer, and sending messages around the world.

Here’s the other side of the coin.

Once in a while, on a Saturday night, having safely tucked Florian in bed and entrusted him to his dad, Marie Noëlle escapes to a local rock joint. There she lets her hair down, grabs a mike, fronts the band and belts it out to them. No one can belt out a hard rock song like Marie. This pic from her Myspace page catches her in the act. Each time her pet drummer Zou aka “headbreaker”, who pumps a lot of iron, does a session with Marie Noëlle, he ends up beaten to a pulp, knackered, or as one of my young American friends used to say, “too pooped to poop”. “The broad is dangerous”, says Zou.

Marie Noëlle + Zou.jpg


A wild artistic vein runs through the quiet Marie Noëlle. A long time ago, perhaps prompted to do so by her longtime friend Norbert Lucarain, one of the best vibes players in the country, she enrolled in a Conservatoire (municipal music school) for a vibraphone course. But she quit the lessons even before she’d gotten a proper start. Vibraphone lessons can be a drag, can’t they ? Strangely enough (but life is full of mystery), through this mere fleeting contact with the instrument, Marie Noëlle was awakened to a world of intense poetry. Was it the golden majesty of a Century Vibe, the silver finish of an M55, or more probably, the chrome bars of an old Bergerault that caused this, or perhaps the sensual feel of the rattan handles in her hand, or the roundness of the resonators, Marie warmed to the vibraphone immediately. She conceived for it a love which was of a mystical nature, because she sensed, as only women will, that she did not even have to bother learning to play that thing, that in fact if she did, this would only shatter the magic. She caught the vibes like a virus, worse than H5N1. She became addicted. It was the start of a love affair.

Then towards the turn of the century, Marie Noëlle discovered the vibe.net, the vibraphone forum. The vibe.net is open to master players as well as absolute beginners, sympathisers or enthusiasts. When I joined in 2000, in the “semi-beginners” league, I found that I had been preceded by Marie Noëlle, in the “enthusiasts” category. For sheer enthusiasm, you can’t beat Marie Noëlle. Her comments were all over the place, day after day. She knew everybody by name, and loved to just say hello and exchange a few words. As soon as she realized I was a fellow-countryman, she dropped me a message, and we’ve been in touch ever since. I stopped using the vibe.net a few years ago, when the administrators changed the design, and so I lost sight of Marie Noëlle for a time. But in May 2007, I started this blog, and after a couple of months I got a commentaire from Marie. Somehow she had managed to learn about Papamutt’s jazzitude, although he had tried his best to keep it a secret. This illustrates the acuteness of her perception. A guy starts a blog at the confines of the civilized world, under a borrowed name, and bingo ! in a matter of weeks Marie Noëlle is au fait with it ! 

Last August, it was again Marie Noëlle who tipped me off about Tony Miceli’s vibesworkshop, which had just been created.

The vibesworkshop takes the vibe.net concept one giant step further. The site is “by the cats, for the cats”. There’s a forum where, much in vibe.net style, you can vent your feelings and express your views, there’s a personal blog space, a “shout box” where you can blurt out, say hello to your friends etc. But first and foremost, you have access to a fast-growing mass of “resources” in the shape of video and audio lessons by the host Tony Miceli, at once a master player and a warm, relaxed teacher, and tips from the other faculty members who are none other than Joe Locke, John Mark Piper, Patricia Franceschy, Tjaco Oostjik, and now Ed Saindon ! Nico is around, as are world-class players like David Friedman, Mike Pinto and many other guys I’ve never heard about. The vibesworkshop is like Basin street, “the street where the élite always meet”. For someone like yours truly, who had to struggle alone for years to able to learn something, it’s a godsend.

Marie Noëlle was on the vibesworkshop almost from the very first, and her enthusiastic comments were soon blossoming, as they still are.

Marie connects to the vibesworkshop before leaving for work in the morning, and then again in her lunch hour (but I strongly suspect she gets up at night too). When she has typed in her user name, her password, and done her little bit of maths, lo and behold, an imaginary realm opens up before her eyes, peopled with her secret heroes, plus scores of lesser-known people. At that time the joint isn’t jumping, for it is night in America, and most of the guys are fast asleep. So she begins by scrutinizing the posts she missed from the day before, making sure not one of them escapes her attention.

She starts off by responding to those. She’s not afraid of getting a bit technical, discussing the execution of Bach partitas on the vibraphone (and adding a wonderful YouTube link), joining in the current debate about licks. Her comments, for what they are worth, show that she is hip to every aspect of playing. She knows about the Stevens grip. She knows the difference between the Burton grip and the Miceli stoned grip, she knows what particular grip Ed Saindon uses. Why ? Because she has watched every YouTube video that has a vibraphone player in it, seen every demo, read the literature on the subject. But her knowledge is not only bookish. She goes to live gigs. From her comment history, you realize she’s seen Joe Locke with the Milt Jackson memorial band, she’s seen Mike Mainieri. She has seen more than I have. Talk about being an aficionado !

Marie Noëlle’s favorite part of the site, though, is the shout box, which comes to life as her day wears on. Each familiar name that pops up under “online users” triggers a warm hello : “hello Paps !” , “hello Gavin”, “Hello J and J ! Both up already ? Wow!”. If it’s a new name, out goes a welcome-on-board message: “Welcome to Tom Beckham !”, “Christo Rafalidès on the Vibesworkshop. Wow ! Hello !” etc. Even the top people on the site, people with a really busy timetable, get their share of hellos, and they always take the trouble to reply. There are exchanges with Joe Locke, Tony Miceli, Ed Saindon,  John Mark Piper (who named a tune after young Florian), and it makes me think that they are not only the greatest musicians in the world, they are great people as well. “Marie is officially the hostess on this site. She’s the best” says Tony Miceli, the site administrator. I would say more. Considering that Marie Noëlle has been at this game for nearly ten years, wafting her cyber messages day after day, day in and day out, I think she rightly deserves to be called the Vibraphone Fairy, someone to watch over you...

Some will sneer and say : “but she can’t even play those darn vibes !”

But she don’t have to. Fairies don’t.

09.11.2008

35) Jazz Comedy

The very best of JAZZ CLUB


Xmas JAZZ CLUB


ADOLF'S PARTY


Traduction des sous-titres :

L’officier Nazi. De plus, nous avons des nouvelles inattendues. La camionnette de l’orchestre que vous aviez engagé pour ce soir est tombée en panne ici (il montre la carte).

Hitler. Bon. Il doit bien y avoir un autre orchestre de libre…

L’officier. Mon Führer, nous avons déjà engagé un orchestre de remplacement. Un orchestre de jazz.

Hitler (silence. Il enlève lentement ses lunettes). Que les amateurs de jazz prennent la porte immédiatement…. (Il reste seul face à trois généraux) Qu’est ce que vous avez fait ? Un putain d’orchestre de jazz. Est-ce que j’ai l’air d’un idiot ? Qu’est-ce qui vous a pris ? Pour quelle raison, bordel de merde, aurais-je besoin d’un putain d’orchestre de jazz pour ma surprise-party ? Ils vont sans doute se pointer avec un putain de banjo.

L’officier : Mon Führer, il s’agit d’un orchestre très classieux.

Hitler : Classieux ? Ils jouent du jazz de merde !

L’officier : Ils ont très bonne réputation.

Hitler : Bordel de bordel, un mot de plus et je vous expédie sur le front russe. Tas de crétins. J’avais l’intention de passer une bonne soirée, et pas de voir se trémousser une bande de branleurs en petits gilets et canotiers. Je suis le Führer du IIIème Reich, nom de Dieu, est-ce que vous pensez sérieusement que j’ai envie d’être vu au milieu d’une bande de jazzeux ? Je veux de la mélodie, pas de l’impro. Je veux pouvoir reconnaître l’air. Je veux qu’on me joue les harmos, avec les bons accords. Faites gaffe à vous, tas d’enfoirés, s’ils se pointent avec un sax soprano. Du putain de jazz de merde ! (il songe…) Je veux entendre de la musique qui m’élève, qui me fasse apprécier la vie, qui m’enrichisse l’âme, j’ai envie de m’éclater ! Ça m’a complètement foutu en l’air. Pourquoi n’avez-vous pas engagé une chanteuse, tant qu’à faire ? Du jazz pour ma surprise partie, rien que ça. Quelle humiliation ! Comme canular, ça se pose là. Dites moi que c’est pour rire, bande de demeurés, dites moi que je fais un mauvais rêve. (Derrière la porte, une femme pleure : « T’inquiète pas. Peut-être qu’il trouvera les solos de batterie rigolos)

Dites moi que c’est une erreur. Je n’arrive pas à m’y faire. C’est vraiment dégueulasse de m’avoir fait ce coup-là. Vous auriez dû prendre un imitateur d’Elvis. Ça, ça m’aurait plu. Ça aurait été le pied. N’importe quoi, sauf du jazz. J’aurais préféré une troupe de phacochères dansants plutôt qu’un putain de jazz-band.

Ma soirée est baisée.

 

 

PLAY MISTY FOR ME

 

OSCAR PETERSON/SHREDDED

 


BUDDY RICH contre ANIMAL (The Muppet Show, 1980)

 

JERRY LEWIS Typewriter

 


JERRY LEWIS : CUTE, avec le COUNT BASIE BAND

 

Le groupe vocal "SIX IN HARMONY" (reprenant l'interprétation des COMEDIAN HARMONISTS en 1936) interprète The Creole love Call de Duke Ellington

 

ALL GOD'S CHILLUNS GOT RHYTHM

 

Le comique de Spike Jones est une affaire de synchonisation au millimètre :


The Spike Jones show, 1947

 

 

23.10.2008

34) JAZZZ ! In action.

concertPh001.Briand.jpg

(Photo Ouest-France)

 JAZZZ !

Philippe Briand,  Laurent Briand, René Goaër, François Ricard, 

Sur la scène du Centre Culturel de la Forêt Fouesnant.

Merci aux 250 fans qui se sont dérangés pour venir nous écouter !

 

photo OF edited.png

 

Compte-rendu du Journal OUEST-FRANCE (extrait)

 Sur trois jours, ce sont près de 2 000 personnes qui sont passées au  "Nautile, Espace culturel de la baie », à  la Forêt Fouesnant...

Le concert d'ouverture était un concert de jazz. 250 spectateurs se sont régalés à la soirée du "JAZZZ!" quartet. La qualité et la notoriété des artistes n'est sans doute pas étrangère à ce succès. Philippe Briand, batteur et vibraphoniste a joué avec les plus grands noms du jazz, comme Dizzy Gillespie. René Goaër, saxophone et piano, a aussi une renommée internationale, tout comme le contrebassiste Laurent Briand et le batteur François Ricard. Le concert s'est terminé par deux rappels, et cette réussite a comblé le quartet qui par ailleurs regrette de n'être pas plus souvent contacté pour des concerts, et craint de bientôt manquer d'entraînement.

Toutes les notes