27.01.2009

39) Vibraphone Madness #3




Dany Doriz ! C'est à lui que je dois ma destinée de jazzman (cf note 2). Dans le style qu'il affectionne, le "swing à danser" de Lionel Hampton,  il est sans égal. Techniquement, Dany fait partie de la catégorie des virtuoses. C'est un des vibraphonistes les plus"faciles" que je connaisse. Il a une position devant l'instrument, lègèrement penché en arrière, qui favorise le swing, je crois. Dany est propriétaire du célèbre "Caveau De La Huchette", le seul club parisien où l'on danse encore sur du jazz. C'est là qu'on peut l'entendre régulièrement à la tête de son big band ou de ses petites formations. Ici, invité en Hollande par le clarinettiste Bob Kaper, Dany interprète "Stealin' Apples", un classique du répertoire du quartette Benny Goodman-Lionel Hampton. L'enregistrement date de 1977.




Artie Schroeck

Peut-on, au moyen de cet instrument métallique, mécanique et méconnu, parvenir à émouvoir les foules ? C’est ce que fait Artie Schroeck, musicien pensionnaire des hôtels de Las Vegas. Pour lui, les standards comme Body and Soul deviennent prétextes à de vrais numéros de haute voltige. Vêtu d’un costume à la Spike Jones, Artie taille en pièces Moonglow devant un public éhabi. La cadence de fin est ahurissante. Artie Schroeck, le Paganini du vibraphone.

 

Steve Nelson :

http://en.wikipedia.org/wiki/Steve_Nelson_(vibraphonist)

Peu documenté sur YouTube, ne semblant même pas posséder de site web (il n'a sans doute pas besoin de ça...) Steve Nelson est l'un des vibraphonistes les plus importants du moment, à l'égal de Stefon Harris (voir ci-dessous). Dans cette vidéo, Steve Nelson apparaît comme" sideman", auprès du saxophoniste Bernie Wallace. Il faut attendre le deuxième morceau pour le voir entrer en action, mais alors, quel régal ! Alvin Queen est à la batterie. Double régal !


 

Stefon Harris :

http://www.stefonharris.com/

Déjà présenté  à la note 20 (vibrations) Stefon Harris est resté, à l'encontre de la tendance générale, un adepte du jeu à  deux baguettes. Il recherche un son épais, un son de saxophone, et l'obtient en utilisant des baguettes à  tête lourde. Son jeu est expressif et nuancé, ses qualités d'improvisateur sont immenses.


 

Il faut clore ci, car je pourrais passer le restant de mes jours à présenter les vibraphonistes de grand talent, passés, présents et à venir. Il faudrait parler de Michel Hausser, de Claude Guilhot, de Roger Beaujolais, de Philippe Macé, de Warren Chiasson, de Terry Gibbs, de Walt Dickerson, de Lem Winchester.  Et du côté des jeunes talents, évoquer Tim Collins, Warren Wolfe, David Patrois, Dana Sudborough, Behn Gillice, Susan Pascal, Cecilia Smith... Les capacités de ce blog n'y suffiraient pas.

 

 

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